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Quand l’artiste Brice Lautric traite du « visible »

 

Brice Lautric est venu au monde un certain 27 décembre 1990 à « Bord de mer » Guadeloupe. Cet après-midi-là, le nouveau né n’était pas arrivé seul car une chose s’était attachée à lui : une âme d’artiste.

Dès ses premiers pas, le futur plasticien connait une forte attirance pour les portraits, et plus particulièrement pour les représentations bibliques qui peuple son environnement. Présents dans les encyclopédies de ses parents, ses manuels scolaires ou encore l’église de son enfance, ces images le marque à jamais.

 

 

Brice est littéralement fasciné par le réalisme avec lequel sont exécutées ces images religieuses. Naturellement son premier réflexe est de s’essayer à les recréer. Le jeune garçon souhaite lui aussi toucher du doigt cette perfection. Petit à petit, il se prend au jeu de la reproduction et s’adonne au portrait de manière plus large (personnages fictifs, mangas, photos d’identité…).

 

 

Avec le temps l’idée de l’autoportrait germe dans son esprit. On est en droit de se demander pourquoi et comment s’est opéré cette transition du portrait (l’Autre) à l’autoportrait (Soi) ? Questions auxquelles l’artiste répond « par simple curiosité ». Voilà qui nous laisse quelque peu sur notre faim…

 

Le guadeloupéen aborde l’autoportrait autrement que par la stricte représentation graphique ou picturale de sa propre image. Il va altérer son visage en pliant ce dernier dans un travail qui selon ses mots traite du « visible » (ce qui est perceptible par la vue). En effet d’après le pliage effectué certaines parties du visage restent visibles alors que d’autres viennent à disparaitre.

Il révèle son processus de création, qui débute par l’impression de son autoportrait sur du papier. Ensuite, commence la manipulation de la feuille qui se voit plié et replié ici et là. L’opération est alors renouvelée avec d’autres impressions avec des pliages différents en vue de créer diverses pièces toujours fragmentées aux formes tranchées à dessein de « révéler des émotions et faire réagir le regardeur ». Brice enchaîne avec un travail de dessin sur chaque petit détail des pliages. Equipé de ses outils, crayon et encre de Chine, l’artiste intervient sur les différents plis afin de les marquer de manière franche.

 

Après avoir réalisé de nombreuses pièces l’artiste se confronte à ses créations et les observent non sans une certaine analyse. C’est alors que l’idée du paysage lui vient spontanément à l’esprit. Un autre travail dans la continuité des portraits s’amorce à ce moment-là.


Brice propose dans une premier temps une série de pliages constitués de fragments de paysages issus de son environnement familier. Ces petits bouts de terre sont en réalité de petits bouts de souvenirs d’enfance, mais pas seulement. Ils représentent également des espaces pleins de beauté, de mystère et d’étrangeté qui ont su charmer autant que questionner le jeune artiste.

Cependant avec le temps et le recule, Brice est forcé de constater que le papier ne répond pas ou plus à ces attentes. Le support est bien trop classique. Il cherche alors une alternative à cette matière et s‘oriente vers quelque chose de plus brut : le métal. C’est par hasard dans un atelier spécialisé qu’il remarque une plaque métallique (offset) cachée derrière un morceau de bois. Le plasticien voit dans ce matériau souple, brillant, robuste et coupant d’intéressantes caractéristiques à exploiter dans son travail.

 

 

Riche de plaques métalliques, Brice produit diverses pièces de différentes tailles comme des sculptures pliées qu’il confronte au regard du spectateur. Il souhaite surprendre par la stature et émouvoir par la facture dans une atmosphère qui serait propre à son univers.

 

Découvrez un peu plus du travail de Brice sur : instagram

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